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Journal d'un nomade

Journal d'un nomade

Restless, shifting, fugacious as time itself is a certain vast bulk of the population of the red brick district of the lower West Side. Homeless, they have a hundred homes. They flit from furnished room to furnished room, transients forever - transients in abode, transients in heart and mind. They sing "Home, Sweet Home" in ragtime; they carry their lares et penates in a bandbox; their vine is entwined about a picture hat; a rubber plant is their fig tree. (O. Henry)

Ecrire

Écrire

"Une feuille blanche, un stylo. Qu’est-ce qui peut bien pousser à altérer l’avenir ouvert de la première avec le présent noirci du second, présent devenant aussitôt un passé figé, révolu ? Pour quelle raison réduire, dans les deux dimensions de la feuille, le volume des idées ?"

Henri Laborit : Dieu ne joue pas aux dés; page 1.

Aujourd’hui on dirait : "Un écran blanc, un clavier." Mais la question reste la même: "Pourquoi écrit-on ?". L’écriture est une fuite. Marcel Proust noircissait des milliers de pages pour oublier ses crises d’asthme. Dino Buzzati écrivait pour fuir une obsession: la fuite du temps. Debout devant son écritoire du matin au soir, Henri Troyat tentait d’oublier sa Russie natale. Naguib Mahfouz, fonctionnaire modèle, a trouvé le moyen idéal pour échapper à la routine bureaucratique: écrire. Mohamed Choukri, analphabète jusqu’à l’âge de 21 ans, écrivait pour oublier les mille et une misères de son enfance.

Que dire, alors, du grand Goethe ? N’a-t-il pas mené une vie de prince sans soucis ? En effet, il était en apparence l’homme le plus heureux de son monde. Mais, vers la fin de sa vie, il a révélé aux lecteurs une maîtresse cachée: la manie dépressive.

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