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Journal d'un nomade

Journal d'un nomade

Restless, shifting, fugacious as time itself is a certain vast bulk of the population of the red brick district of the lower West Side. Homeless, they have a hundred homes. They flit from furnished room to furnished room, transients forever - transients in abode, transients in heart and mind. They sing "Home, Sweet Home" in ragtime; they carry their lares et penates in a bandbox; their vine is entwined about a picture hat; a rubber plant is their fig tree. (O. Henry)

Une maladie sans nom

C’est une maladie peu fréquente. L’une des plus mystérieuses des affections psychiatriques. Jusqu’à aujourd’hui, aucun traitement ne permet à ceux qui en souffrent de mener une vie normale. Ils n’ont d’autre choix que de composer avec un mal qui intrigue encore les médecins.

D’aucuns la nomment "mélancolie", d’autres le "mal-être". Un psy suisse préfère lui donner le nom de "maladie sans nom". Le patient ne trouve jamais les mots justes pour décrire ses symptômes. Un Italien, atteint par cette maladie depuis son adolescence, l’appelle "il coso", le masculin de "cosa" (chose), mot inventé de toutes pièces par le patient.

Amadeus Bergstein, qui vit avec cette maladie depuis trois décennies, la définit comme " la tristesse du crépuscule". En effet, la maladie atteint son paroxysme au coucher du soleil. Beaucoup de personnes affectées par la maladie sans nom passent la nuit debout. Le sommeil n’annonce son arrivée qu’aux premières lueurs de l’aube. Impossible d’être comme les autres, lorsqu’on mène une vie à l’envers. On se couche le matin et on se réveille l’après-midi. C’est pourquoi la majorité des malades n’arrivent presque jamais à mener une vie familiale normale.

Vu qu’aucun médicament ne soulage les maux indescriptibles causés par la maladie, certains malades s’essaient à l’auto-médication. Certains pratiquent des sports intensifs à la limite de l’inhumain. D’autres noient leur chagrin chronique dans un océan d’alcool. Mais il y a pire encore: les porteurs de la maladie sans nom qui combinent tous les vices inventés par l’humanité jusqu’à date: alcool, tabac, marijuana, cannabis, LSD, Ecstasy etc.

Que faire ? Pour le docteur Anton Damascovitch, la maladie sans nom sera comprise et bien traitée le jour où tous les mécanismes électro-chimiques du cerveau seront clarifiés. En attendant, il conseille aux personnes qui en souffrent de devenir des artistes amateurs ou professionnels. D’après lui, seule l’activité artistique, quelle que soit sa nature, est capable de rendre la vie supportable et même, parfois, agréable.

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