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Journal d'un nomade

Journal d'un nomade

Restless, shifting, fugacious as time itself is a certain vast bulk of the population of the red brick district of the lower West Side. Homeless, they have a hundred homes. They flit from furnished room to furnished room, transients forever - transients in abode, transients in heart and mind. They sing "Home, Sweet Home" in ragtime; they carry their lares et penates in a bandbox; their vine is entwined about a picture hat; a rubber plant is their fig tree. (O. Henry)

Un jour de printemps tranquille

"C’était le début, c’était le printemps" (Jean Gabin)

C’est une belle journée de printemps. Il ne fait ni froid ni chaud. Un adolescent de quinze ans, qui accompagne sa grand-mère à son lieu de villégiature préféré pendant deux semaines de vacances scolaires, est assis sur un banc public de l’avenue principale de Korbous. Il est ne train de lire les deux premières pages d’un roman en français, traduit du russe, "Le Joueur" de Dostoïevski. Il est frustré, car il y a tellement de mots dont le sens lui échappe. Il ferme le livre et contemple les montagnes qui entourent cette ville célèbre pour son eau minérale et ses eaux thermales.

Juste en face de lui, au deuxième étage, à une centaine de mètres de son banc, il voit une large fenêtre s’ouvrir. Une jeune fille rousse balaie l’horizon de son regard, peut-être à la recherche d’un événement ou d’un spectacle fortuit. Leurs regards se croisent pendant quelques secondes. La fille jette un dernier regard sur la ville tranquille et la montagne d’en face, puis referme la fenêtre.

La jeune fille a vite oublié l’adolescent. L’adolescent ne l’a jamais oubliée, malgré le passage des années. Pourquoi ?

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